//
you're reading...
•FOOD•, •INTERVIEWS•

(Parenthèse Gourmande) ALBERT ADRIÀ & Le Tickets Bar

Il a bâti aux côtés de son frère la réputation d’un des meilleurs restaurants que la Terre ait jamais porté : El Bulli. À sa façon d’élaborer des desserts d’une finesse jamais égalée, on le compare à un artiste, créant à l’instinct, guidé par la passion et le talent. Puisant dans toutes ses qualités, il revient aujourd’hui sur le devant de la scène culinaire avec le Tickets Bar et du 41°, un concept de bar à tapas et bar à cocktails barcelonais dont il est à l’origine.

Rencontre avec ce pâtissier bouillonnant de créativité.

Albert Adrià (au centre), son ainé Ferran Adrià (2ème à gauche) et les propriétaires du Tickets

• Bonjour Albert, comment vous sentez-vous quelques mois à peine après l’ouverture du Tickets Bar ?

Je suis fatigué mais satisfait, non seulement du Tickets bar mais aussi de l’ouverture de la Cocteleria 41°. Cela m’a demandé beaucoup d’efforts, nous n’avons pas cessé d’affiner le concept depuis ces 4 derniers mois.

• Vous étiez déjà à l’origine d’un bar à tapas (Inopia) avant de présenter votre nouveau bébé le Tickets bar, qu’est-ce qui vous plait dans le concept des bar à tapas loin de la pâtisserie, votre premier amour  ?

Lancer Inopia me demandait de changer de registre par rapport à ce que j’ai pu faire jusque là.  C’était d’ailleurs cela qui m’a motivé à ouvrir ce nouveau lieu. Ce fut un succès dès le premier jour et cela a donné le ton au moment où d’autres grands chefs ouvraient eux aussi des bars. Le concept de tapas me plait de par cette sorte d’anarchie qui règne au moment de la commande, de par ce côté ludique dans le partage des plats et aussi pour le fait de protéger une identité culturelle espagnole.

• Comment est né le concept de Tickets Bar ?

Après Inopia, il nous est apparu évident d’ouvrir un nouveau lieu où nous nous interrogerions sur la possibilité d’inventer une nouvelle manière de « tapear » (déguster des tapas, ndlr). Pour le moment, nous sommes toujours en pleine expérimentation.

• Avec le recul que vous a apporté votre expérience chez El Bulli ? Et celle de votre établissement Inopia ?

Ces deux expériences ne sont pas comparables. El Bulli m’a tout appris tant sur un plan professionnel que personnel. L’expérience d’Inopia est très importante pour moi car il s’agit de mon premier projet personnel.

• Selon vous, quel est le rôle d’un dessert ?

Les convives sont persuadés de l’importance des desserts. Simplement, certains y sont encore plus sensibles que d’autres. C’est pourquoi le rôle du pâtissier est de proposer un plat qui va donner envie au client… En fait, je compare le dessert à la scène finale d’un film d’action !

• Quelles est la création dont vous êtes le plus fier ?

Je pense qu’on est toujours le plus fier de la dernière création en date, mais si je ne devais gardais qu’un plat, ce serait « PAISAJE DE OTOÑO » (paysage d’automne en français) dont je parle dans mon livre « Natura ».

 • Avez-vous un dessert préféré ou des ingrédients de prédilection pour vos desserts ?

J’adore les fruits, particulièrement les bananes et les mangues. Pour ce qui est des desserts, j’aime autant une crème catalane qu’un tiramisu.

• L’envie de partager votre savoir de pâtissier ne vous titille-t-elle pas ? 

Si notre génération de cuisiniers en est arrivée là où elle est, c’est précisément pour partager son savoir avec d’autres lors de congrès ou en ouvrant ses cuisines à des confrères d’autres restaurants. Ecrire des livres n’est pas une chose très facile pour moi, mais ça permet de faire avancer les choses.

• Auriez-vous une astuce de pâtissier ou un conseil à livrer ?

Utiliser du yaourt permet de lier les saveurs. Ce qui fait qu’un dessert dans lequel on ajoute un peu de yaourt a généralement meilleur goût qu’un qui n’en contient pas…

• Enfin, avez-vous d’autres projets en préparation, en Espagne ou dans d’autres pays ?

Pour le moment, je me concentre sur Tickets Bar et 41°, après on verra… Mais je crois que le moment arrive où les étrangers commencent à reconnaître les mérites de la cuisine espagnole. D’ailleurs, je soutiens et remercie tous les chefs espagnols expatriés à l’étranger pour leurs efforts car je sais d’expérience que c’est un difficile sacerdoce !

Interview réalisée début juillet, pour le magazine Goûts & Tendances 

Crédit photos : Sergi Vicente Puig

 

Tickets Bar

Avinguda Paral·lel 164

08015 Barcelona

http://ticketsbar.es/


Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Hellocoton

Twitter

Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

%d blogueurs aiment cette page :