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•INTERVIEWS•, •STREET•ART•

Interview Futura 2000 x Hennessy (Teaser)

En mai dernier, j’ai eu l’occasion de passer quelques jours à côté de Cognac invitée par la Maison Hennessy. La raison de cette sympathique invitation ? Rencontrer Futura 2000 et suivre l’avancement de sa collaboration avec la célèbre marque de spiritueux. Notre entretien sera disponible dans le prochain numéro de Dedicate en kiosques dès la semaine prochaine mais en voici déjà un avant-goût.

> RETOUR VERS LE FUTUR

Pionnier du graffiti newyorkais, Futura 2000 alias Lenny Mc Gurr ne semble pas prêt de prendre sa retraite. Du haut de ses 57 ans, il reste un éminent ambassadeur de l’abstract graffiti et le prouve une nouvelle fois en collaborant avec la maison de cognac Hennessy. L’occasion de rencontrer un personnage qui a laissé sa trace autant sur les murs que dans la culture hip hop mondiale et de partager sa vision du street art conjuguée au passé, présent et futur. 

En 1980, tout juste âgé de 25 ans, comment imaginiez-vous le futur ? Pouvais-tu imaginer te retrouver un jour ici, à Cognac, invité par la maison Hennessy comme une légende vivante du graffiti ? 

Ouh, non. Bien sûr que non. Je ne savais pas que j’épouserais une française, que j’aurais des enfants avec elle ou même encore que ma vie serait celle d’un artiste ! J’ai commencé à peindre dans la rue et le métro en 1970. En 1978, après quatre années au service des Marines et à mon retour à New York, la scène graffiti avait littéralement explosée. Mes amis me poussaient à reprendre part au mouvement mais je n’étais plus sûr de vouloir me remettre à graffer. En 1980, je crois que je n’étais sûr de rien. Ah si, j’étais sûr d’une chose : vouloir trouver une femme et fonder une famille. Je n’ai jamais imaginé ou voulu devenir célèbre… D’ailleurs, ma notoriété passe souvent au second plan. Ma vie ne se résume pas à être « Futura », il y a beaucoup d’autre chose qui compte pour moi, comme ma famille par exemple.

Pouvais-tu imaginer que le mouvement graffiti prendrait autant d’ampleur ?

À l’époque, nous peignions juste des trains et personne n’y prêtait vraiment attention. On ne peut pas dire qu’on avait une réelle exposition ou encore moins une crédibilité artistique. Ce n’est qu’en 1982, quand j’ai été invité à Paris pour exposer que j’ai commencé à envisager ma vie comme celle d’un artiste…

Justement, je crois que tu as un lien assez intime/particulier avec la France…

Je suis venue pour la première fois à Paris en 1981. J’accompagnais le groupe The Clash lors de leur tournée. Autant dire que ce fut un moment très excitant ! C’est ici que j’ai rencontré ma femme, alors journaliste chez Europe 1. En revanche, je n’ai jamais vécu dans la capitale plus d’un mois. Difficile pour moi de me résoudre à quitter New York…

Tu as pourtant beaucoup exposé en France…

 Oui. À mes débuts, j’ai eu l’opportunité d’exposer dans la galerie d’Yvon Lambert. À l’époque, les jeunes artistes parisiens, petits protégés de ce galeriste, avaient écrit sur les fenêtres : « Fous le camp », « Fuck you Futura »… Certainement guidés par la jalousie. Mais au final, j’ai compris pourquoi ils avaient agi ainsi et essayé d’agir différemment avec eux. Lors de ma deuxième exposition, je me suis présenté comme un confrère en leur proposant de mener des projets ensemble. Cela m’a permis de gagner leur confiance et leur soutien. Au final, on peut dire que ces brimades ont eu un effet positif sur ma relation avec eux ! Plus tard, ces graffeurs se sont d’ailleurs excusés de m’avoir malmené. Mais bizarrement, j’aurais préféré qu’ils ne s’excusent pas ! Être détesté ou jalousé faisait partie du jeu entre graffeurs…

LA SUITE…. à lire dans le prochain numéro de Dedicate http://www.dedicatemagazine.com/

& l’intégralité sur BONNIE&KLEID (avec les Off et les bonus photos)

crédit photo : Richard Schroeder

crédit photo : Richard Schroeder

Pour les bordelais, sachez que vous pourrez admirer une authentique toile de Futura 2000 (de la collection privée de Nicolas Laugero Lasserre) le jeudi 8 novembre à 18h30 lors de l’inauguration de la salle des ventes VASARI AUCTION, au 86 Cours Victor Hugo, à Bordeaux ! 

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